Vacances / Déplacement : quel matériel emporter ?

Vacances / Déplacement : quel matériel emporter ?

Être en déplacement ou partir en vacances, oui. Mais comment faire pour emmener du matériel à dessin avec soi ? Si vous êtes professionnel dans ce domaine, vous avez certainement quelques pistes et vos propres méthodes ; mais si vous êtes débutant ou amateur, cela peut s’avérer être un sujet plus obscur. Alors aujourd’hui, je vous partage mes astuces pour choisir et voyager avec son attirail d’artiste ! 

En vacances, oui, mais jamais sans mon carnet !

Quand je pars quelque part, que ce soit pour quelques jours ou pour quelques heures, je me débrouille souvent à emporter avec moi de quoi dessiner. Ça me rassure de pouvoir me dire « si j’ai envie de me poser pour dessiner ce que je trouve beau, je pourrai le faire ». C’est une manière pour moi d’appréhender le fait de partir à l’aventure, d’être en permanence à la recherche de quelque chose qui va attirer mon regard et susciter une émotion. Et puis, on ne va pas se mentir, ça fait du bien de frimer un peu en sortant son carnet déjà bien rempli (de dessins qu’on a réalisés bien au chaud à la maison, pour la plupart) et de d’entendre les commentaires admiratifs des gens autour. 

Dans ma tête, quand je reçois un compliment. 

En vrai, le casse-tête.

Le problème, c’est que selon la destination, ce n’est pas toujours facile de choisir quoi emporter et je me limite beaucoup : quelle technique j’aurai envie d’utiliser quand je serai là-bas, quel format de carnet privilégier ? Et-ce que tout va rentrer dans mon sac ? Il faut que ce soit léger, pratique. Il faut emporter le minimum sans que cela ne me bloque dans ma créativité. Ai-je vraiment besoin de CE crayon-là ? Quel stylos prendre, de quelle couleur ? 

Je vous entends déjà : « Mais, Manon, tu t’embêtes pour rien enfin, un crayon et une feuille ça suffira ! De toute façon tu ne vas pas passer ta journée assise à dessiner ; si tu vas promener le chien il ne t’attendra pas et tu vas devoir le surveiller, et si tu es avec d’autres personnes, elles risquent vite de s’impatienter, de regarder par dessus ton épaule et tu as horreur de ça ! « 

OUI. Sauf que parfois, j’ai tout simplement envie de dessiner, ou même d’écrire. Si vous êtes comme moi, vous connaissez ce sentiment d’avoir exactement ce qu’il vous faut à portée de main. Et c’est vraiment rassurant ! 

Du coup, "comment qu'on fait" ?

En premier lieu, je vais vous parler de mon expérience, des solutions que j’ai trouvé (avec leurs avantages et leurs inconvénients), des techniques de dessin à privilégier selon le type de voyage ou déplacement et enfin les autres solutions existantes que j’aimerai tester !

Mon expérience

Je vous écris cet article depuis l’endroit où je passe mes vacances, à savoir chez mes parents, à la campagne. Alors autant vous dire que je suis carrément dans le thème : de jolis endroits où se poser pour dessiner, des balades en perspective. Et puis surtout, le trajet en avion et en train, donc pas moyen de s’encombrer tout en prévoyant de quoi s’occuper en plus de Netflix !

Il a fallu SÉ-LEC-TION-NER le strict minimum. Pour choisir, je me base avant tout sur mes habitudes et sur ce que j’aimerais améliorer dans ma pratique. Par exemple, j’utilise beaucoup les stylos à pointe calibrée noirs pour l’encrage (j’utilise les Pigma Micron), et je souhaite améliorer mon trait pour qu’il soit plus précis et moins tremblant. Je les ai donc tous pris, ils sont au nombre de 6. Ne souhaitant pas m’encombrer de crayons à tailler pour qu’ils restent affutés, j’ai choisi un portemine 0.3 mm, très fin donc, toujours dans le but d’améliorer la précision de mon trait. Il me semble que la mine est en HB, elle n’est pas grasse du tout. Afin de varier les plaisirs tout de même, j’ai aussi emporté une mine de plomb en 2B. En guise de gommes, j’ai emporté la gomme Dust-Free de Faber-Castell (vous savez, la vert foncé qui gomme suuuuuper bien ! ) ainsi qu’une gomme mie de pain (ça c’est pour éviter qu’on me reproche de mettre des épluchures de gomme partout dans les transports) qui n’est pas idéale avec le portemine mais plutôt pas mal avec la mine de plomb. 

J’ai également emporté mes 4 Feutres pinceaux de chez Faber-Castell. Ils s’utilisent presque de la même manière que des pinceaux de calligraphie, et comme j’ai vraiment besoin de m’améliorer à ce niveau, donc je les ai pris aussi. Et enfin, pour le fun et la couleur, j’ai emporté mes stylos feutres Papermate.

En matière de papier/carnet, j’ai choisi de prendre ce petit carnet tout mimi que j’avais acheté il y a quelques années maintenant dans une boutique Ale-Hop, en Espagne. J’avoue que je l’ai pris par défaut, car ses pages ne sont pas l’idéal pour dessiner vraiment, mais pour cette fois je me contenterai de croquis et privilégierai l’écriture. En général je privilégie un carnet format A5, avec des pages unies. J’en ai eu plusieurs par le passé, notamment un carnet format A4 avec des feuilles assez épaisses (de la marque Canson) Mais le format A5 est ce qui me correspond le mieux pour les déplacements de tous les jours. Il est suffisamment grand pour permettre de prendre des notes confortablement et permet de faire quelques croquis.  D’ailleurs, avant de partir, je venais juste de terminer l’un de mes carnets favoris qui avait un format équivalent à un A5, mais pas tout à fait. Il m’a suivi pendant presque 2 ans, et je n’ai pas retrouvé celui qui devait le remplacer lors du voyage, un bloc légèrement plus petit que du A5, très facile à transporter. 

Les pages du carnet sont dotées de lignes pour l’écriture et possèdent toutes un fond imagé.

Malgré la quantité de stylos tout tient dans cette pochette rose ce qui en fait un ensemble très transportable ! 

◄ J’aime vraiment la couverture de ce carnet.

Le portemine, la mine de plomb et les gommes. 

Les autres alternatives

Il est vrai qu’en règle générale mon kit de survie ne change pas beaucoup. J’emporte souvent la même chose car je sais ce qui fonctionne pour moi, et je fais selon mes envies du moment. 

Il m’est arrivé de vouloir tester d’autres techniques. 

L’aquarelle, par exemple. Pour le côté bohème, et les magnifiques résultats que l’on peut obtenir, j’avais envie d’emmener mes couleurs et mes pinceaux avec moi. La palette en soi ne prend pas beaucoup de place ; le problème réside surtout dans le transport des pinceaux et de l’eau. Il faudrait emporter un gobelet et avoir de l’eau en permanence avec soi ou pouvoir en trouver. Pour les pinceaux, il existe des trousses « enroulables » qui sont assez pratiques puisqu’elles protègent mieux les poils des pinceaux qu’une trousse classique. Certaines marques (re-coucou Faber-Castell) ont pensé au problème du gobelet puisqu’il existe des gobelets pliables (dont le système est largement copiés sur leurs cousins dédiés au camping et à la randonnée). 
Autre alternative : les pinceaux-réservoirs. Le tout en un. Pratique, c’est la solution que j’avais utilisée alors que j’étais encore à l’école de Design, puisque déjà transporter TOUT son matériel pour les cours de dessin était compliqué. Il en existe plusieurs tailles (donc plusieurs tailles de pinceaux et réservoirs). J’ai un modèle de taille moyenne, ni le plus gros ni le plus petit. J’avais apprécié l’utiliser. Pas de fuite d’eau, on ne met pas d’eau partout, et surtout on peut contrôler l’humidité du pinceau en appuyant plus ou moins sur le réservoir. En plus, il possède un capuchon, ce qui vous permettra de le ranger dans une trousse comme n’importe quel crayon sans peur d’abîmer les poils. Bien que l’aquarelle dans les règles de l’art se veut d’utiliser un maximum d’eau, le pinceau réservoir peut suffire. Il est idéal avec des crayons aquarellables. Vous pouvez alors vous concocter une sélection de couleurs, remplir votre pinceau-réservoir, prendre un carnet spécial aquarelle de la taille que vous souhaitez et vous voilà prêt pour l’aventure ! Mais ne soyez pas trop pressés de refermer votre carnet, au risque de créer des bavures sur les zones qui n’ont pas eu le temps de sécher. 

Si comme moi vous utilisez régulièrement des markers ou feutres à alcool, (je vous en parle dans cet article) vous comprendrez la difficulté de transporter ce genre de matériel. Les markers, par définition sont épais, et prennent donc de la place. Personnellement, je les range dans des pochettes prévues à cet effet et ils n’en bougent jamais. L’avantage de cette technique, si vous avez le courage (et la place !)  de transporter les crayons pour les premiers croquis, les feuilles Layout ainsi que les pochettes de feutres (on en accumule très vite, croyez-moi) est d’être très rapide d’exécution. Hop, vous dessinez, vous pouvez rangez contrairement à l’aquarelle. Cette technique est par contre idéale et fait généralement son petit effet si vous devez faire une démonstration en public, face à d’autres personnes ou un client. Mais dans ce cas, comme avec la tablette graphique ci-après, vous êtes sûrs d‘avoir accès à une grande surface ou bureau afin de vous installer. 

Une autre solution est de se tourner vers le tout numérique. Je prend souvent avec moi mon mac ainsi que ma tablette graphique. (Je vous écrirai un article prochainement à ce sujet). Cette solution est convenable si vous avez l’occasion d’avoir une surface assez profonde pour poser votre ordinateur et votre tablette. En revanche, si vous aviez l’intention de dessiner dans les transports, je vous déconseille la voiture et l’avion. En revanche, pourquoi pas dans le train, si il y a une tablette devant vous ou une table, comme c’est le cas dans certains TER. En tout cas, la tablette graphique reliée à un ordinateur n’est pas l’idéale pour le voyage. En revanche, il existe des tablettes graphiques « indépendantes » qui peuvent même se substituer à un ordinateur (Wacom et Huion en proposent). Là encore, la transportabilité est là, mais la portabilité un peu moins, puisqu’elles sont prévues pour être utilisées sur un bureau.

Maintenant, parlons d’un de mes rêves : l’Ipad pro et l’Apple Pen. Je ne l’ai pas testé (pas encore) pour me rendre compte si l’investissement vaut vraiment le coup. Néanmoins, ce que j’en ai lu, vu et entendu me pousse grandement à franchir le pas. 

A priori, tout les conditions sont réunies pour dessiner n’importe où comme on le souhaite. Un carnet à dessin et un ordinateur réuni : vous pourrez prendre des notes, vérifier vos mails et dessiner sur la même surface, ce qui fait un gain de place et de poids non négligeable. Quant au transport du Pencil, il existe beaucoup de housses et systèmes qui permettent de le protéger et de l’emporter avec nous. Et bien sûr, grâce aux logiciels, plus besoin de se poser la question de quel matériel emmener. 

Si vous avez ce matériel chez vous ou que vous souhaitez vous aussi franchir le pas pour devenir un apple-addict, dites-le moi dans les commentaires! 

Le mot de la fin

J’espère avoir pu vous éclairer un peu sur les différents avantages et inconvénients à utiliser telle ou telle technique lorsqu’on part en voyage ou en déplacement. Comme vous avez pu le voir, il existe des solutions pour éviter de se priver de certaines de nos techniques favorites. Parce que partir en vacances avec l’idée qu’on n’a qu’un crayon et une gomme sous la main, ça n’a rien de bien drôle. Bien que cela puisse être un défi assez sympa à relever ! 

Et vous, qu’emportez-vous pour dessiner ? 

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